En Astrologie Védique, il n'existe pas de "mauvaise planète"
En Jyotish, aucune planète n’est considérée comme “mauvaise” au sens moral du terme.
L’astrologie védique ne juge pas : elle observe.
Elle observe les planètes comme des forces de conscience, chacune jouant un rôle précis dans l’évolution de l’âme.
Certaines planètes accompagnent par la fluidité, la douceur et le soutien. D’autres enseignent par la contrainte, l’intensité ou le dépouillement.
Mais aucune n’est là pour punir.
Une planète agit toujours pour faire mûrir quelque chose en nous.
La vraie signification des planètes dites « maléfiques »
Dans la tradition védique, certaines planètes sont qualifiées de maléfiques.
Ce mot peut impressionner, mais il est souvent mal compris.
Il ne signifie pas : danger, malchance, condamnation.
Il désigne une fonction karmique : celle de créer une friction nécessaire pour provoquer une transformation.
Les planètes dites maléfiques sont rarement confortables… mais elles sont très souvent les plus transformatrices.
Shani – Saturne : le maître du temps et de la maturation
Shani, Saturne, est le gardien du temps et de la loi du karma.
Il ralentit, retarde, structure, confronte à la réalité.
Lorsque Saturne agit fortement, la vie peut sembler lourde :
responsabilités précoces,
sentiment de retard,
solitude,
effort prolongé,
nécessité de tenir sans garantie immédiate.
Mais Shani ne retire jamais ce qui est essentiel. Il enlève ce qui n’est pas solide pour révéler la maturité intérieure.
Ce que Saturne construit est lent… mais durable. Ce qu’il laisse en place résiste au temps.
Approfondissez dans notre formation unique dédiée à Shani : cliquez ici
Rahu – le désir et l’expérience de l’excès
Rahu, le nœud nord de la Lune, est le principe du désir, de l’ambition et de l’expérience intense.
Il pousse vers : l’inconnu, l’inhabituel, l’expansion, parfois l’excès.
Avec Rahu, la vie peut sembler :
accélérée,
déroutante,
marquée par des détours imprévus,
traversée d’illusions ou d’obsessions.
Mais Rahu révèle ce que l’âme cherche à expérimenter dans cette incarnation.
Il oblige à explorer, à essayer, à vivre… jusqu’à comprendre que l’expérience seule ne suffit pas.
Rahu n’égare pas l’âme. Il la mène à la saturation… puis à la quête de sens.
Ketu – le détachement et le retour à l’essentiel
Ketu, le nœud sud, est souvent redouté car il coupe, détache, retire.
Il agit par : désintérêt, perte de repères, solitude, vide apparent.
Mais Ketu n’enlève jamais pour punir. Il enlève pour libérer.
C’est la planète du détachement, de l’introspection et de la spiritualité profonde.
On la retrouve souvent forte dans les thèmes de : yogis, mystiques, renonçants, chercheurs de vérité.
Là où Ketu agit, l’âme apprend à ne plus s’identifier. Ce qui semblait être une perte devient un espace de liberté intérieure.
Maléfiques par nature… et par fonction
En Jyotish, il existe une autre subtilité essentielle : une planète peut devenir exigeante par fonction, selon les maisons qu’elle gouverne.
Par exemple :
le maître de la maison 6 (conflits, maladies),
le maître de la maison 8 (crises, transformations),
parfois le maître de la maison 12 (pertes, dissolution),
peuvent agir de façon plus rude, même s’il s’agit de planètes naturellement bénéfiques.
Ainsi, une planète douce par nature peut devenir intense par rôle karmique. Le thème se lit toujours dans son ensemble.
Et le Soleil ?
Même le Soleil, pourtant sattvique et lumineux, peut agir de manière exigeante.
Lorsqu’il est trop proche d’une planète, il la brûle (combustion). Il impose alors l’ego, l’identité ou la volonté au détriment de l’équilibre.
Trop de lumière peut aussi aveugler. Là encore, il ne s’agit pas de mal, mais d’excès à intégrer.
Le thème natal : une carte d’évolution, pas un verdict
Le thème natal ne dit jamais : « Voilà ce qui va vous arriver. »
Il montre : où l’âme expérimente, où elle apprend, où elle se confronte à elle-même, où elle est invitée à évoluer.
Deux personnes avec la même configuration peuvent vivre des réalités très différentes selon :
leur niveau de conscience,
leur capacité d’observation,
leur relation à la responsabilité intérieure.
Le Jyotish n’enferme pas. Il éclaire.
Pourquoi certaines périodes sont plus inconfortables
Certaines phases de la vie activent plus fortement Shani, Rahu ou Ketu.
Ces périodes sont souvent vécues comme :
des ralentissements,
des remises en question,
des pertes de repères,
des changements imposés.
Mais en astrologie védique, ces moments correspondent à des passages clés : fin d’un cycle, maturation karmique, réalignement entre vie extérieure et vérité intérieure.
Ce qui est inconfortable n’est pas forcément négatif. Bien souvent, c’est ce qui ne peut plus rester inconscient.
En conclusion
Il n’existe pas de planète mauvaise en astrologie védique.
Il existe des enseignants plus ou moins doux et des leçons parfois difficiles.
Les planètes dites maléfiques ne sont pas là pour détruire, mais pour révéler, purifier et faire grandir.
Lorsqu’elles sont comprises, elles cessent de faire peur et deviennent des alliées puissantes du chemin intérieur.
Pour approfondir, nous vous conseillons aussi les liens suivants
Formation "Astrologie Védique" (certifiante, par Dr Frawley) : cliquez ici
Consultation Astrologie Védique (étude et lecture complète de votre thème de naissance Védique) : cliquez ici
(Vous pouvez régler nos formations et consultations en 3 fois sans frais avec notre solution de paiement Klarna propulsé par la solution de paiement sécurisée Stripe)